INTRODUCTION A LA CASUISTIQUE
Serge Boarini


Présentation de l'éditeur :

Mise à mal par les propos ironiques de Pascal dans les Lettres provinciales, la casuistique est généralement associée au sacrement catholique de la confession : elle se résumerait à n'être qu'un art complaisant et futile pour résoudre des cas de conscience. Le présent ouvrage entend montrer que la casuistique accompagne tout effort méticuleux de réflexion pour appliquer avec justesse des normes morales connues. Davantage, elle est devenue outre-Atlantique une procédure pour inventer des normes à partir de la considération des cas embarrassants rencontrés par les médecins et les chercheurs en biologie. Elle peut apporter à la réflexion bioéthique une procédure argumentative conciliant à la fois le souci de la situation singulière et l'exigence de conserver à la norme morale sa force de prescription.
Avis après lecture :
Cet ouvrage orienté vers une approche bien que très large de ce qu'est la casuistique avec ses multiples composantes, prenant en considération l'aspect historique, juridique et religieux; se penche plus précisément sur la nécessaire et avérable apparition de cette réflexion dans le domaine de la médecine depuis le troisième tiers du vingtième siècle.
Très intéressent et plutôt bien écrit malgré les quelques phrases alourdies de pronoms "que". D'une lecture facile et enrichissante, recommandable à tous.
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Une magnifique interview à écouter et télécharger sur le site canalacadémie : ici

Pourquoi et comment l’Occident, simple notion géographique, est-il devenu le principe organisateur de la vision du monde la plus courante ? Georges Corm répond par un livre sur les frontières de l’esprit qui minent les conflits réels et supposés du monde actuel pour contourner, détourner et réduire cet axiome.
L’Europe et le mythe de l’Occident aborde donc à contre-courant, la fracture imaginaire entre Orient et Occident : construction d’une histoire, vue par un homme de culture partagé entre l’économie et l’histoire récente, la philosophie et la géopolitique.

L’Europe et le mythe de l’Occident, la construction d’une histoire , Edition La Découverte, publié en avril 2009 s’inscrit dans une réflexion amorcée dans deux de ses précédents ouvrages Orient et Occident, la fracture imaginaire publié en 2002, au lendemain du 11 septembre et La question religieuse au XXI e siècle, Géopolitique et crise de la modernité aux éditions La Découverte en 2006.

Comment et pourquoi ce mot d’Occident peut-il être à la fois, vecteur de sentiments d’altérité odieux et porteur d’espérances humanistes ?

Pour Georges Corm, il s’agit « d’un concept mythique, englobant et globalisant » qu’il vérifie dans l’étude à rebours de ce qu’il appelle les grandes stylisations historiques, que sont le mythe des croisades, le récit épique et imaginaire de Guizot sur l’Europe, la construction hégelienne ou wébérienne, les équivoques du concept de civilisation. L’idée de sortie de la religion qu’auraient effectuée les cultures européennes et qui donnerait au continent son caractère exceptionnel, est une autre de ces stylisations historiques qu’analyse Georges Corm en s’appuyant aussi sur les historiens des idées. Que nous fait-il remarquer ? Étonamment, les différents moments fondateurs choisis dans ces divers discours sur l’Europe, confondue avec l’Occident, modèlent des représentations qui entrent en contradiction, les unes par rapport aux autres. Ces points de départ n’ont plus de véritables résonnances dans les cultures de l’Europe d’aujourd’hui. Qui se soucie de l’enseignement approfondi du latin et du grec, par exemple ? Pourtant l’antiquité gréco-latine est bien souvent considérée comme le temps fort des origines de l’Europe. D’autres souhaiteront un ancrage plus religieux. L’héritage religieux est fragmenté. Le romantisme qui traverse l’Europe rompt avec la tradition philosophique des Lumières, idéalisant et magnifiant le rôle du christianisme dans l’histoire mythologisée du continent. L’ouvrage de Chateaubriand, Le Génie du Christianisme (1802) constitue un modèle du genre dans la construction de l’imaginaire occidental. L’historien François Guizot, nous rappelle Georges Corm, au XIX e, oublie la civilisation byzantine alors qu’il est tout à fait conscient de la difficulté à trouver une cohérence à l’unité de l’Europe parlant de « diversité agitée mais féconde de l’Europe », de « ses orages et de ses souffrances ». Bizarrement encore, le silence sur les violences passées de l’histoire européenne, les guerres de religions, n’ont pas entammé la certitude d’une unité et d’une homogénéité de l’Occident.

Puis, dans son ouvrage, Georges Corm étudie les nouvelles visions du monde aux origines de la modernité européenne, le mythe de la « double révolution » scientifique et capitaliste en Europe, une vision qui va connaître un rayonnement considérable hors d’Europe. « Le capitalisme européen, en effet, est un autre centre de cristallisation de la mythologie qui anime le disccours occidentaliste. »

Qu’est-ce qui a donc donné aux Européens ce sentiment d’appartenance commune sur lequel s’est bâti le mythe de l’identité commune occidentale ? Est-ce l’Europe ou les Etats-Unis qui ont contribué le plus à sa formation ?

Avant d’étudier les grands déchirements, les guerres du XIX et du XX e siècle et les violences de l’Europe, l’auteur s’intéresse à cette Europe qui a existé en dépit de ses guerres innombrables, au-delà de ses divisions politiques. Georges Corm considère le langage musical, langage universel par excellence, comme le sommet oublié de cette face glorieuse de l’Europe.
De Mozart à Hitler, que s’est-il passé ?

Georges Corm voit dans l’œuvre de Goethe Faust, ce monument allemand de la culture de l’Europe, tous les dilemmes philosophiques qui vont déchirer l’Europe romantique du XIXe et du XXe siècle. « Pactiser avec le diable, transgresser la morale conventionnelle, parier sa vie, celle d’un peuple et d’une nation pour accéder à la domination suprême : c’est bien ce qui se passera dans l’Europe des révolutions, du terrorisme, des rêves messianiques fous et des projets de puissances universelle ». Georges Corm aborde le dégout de Thomas Mann et de Friedrich Nietzsche pour la civilisation occidentale, tout en voulant sauver l’Occident de lui-même, mais aussi Oswald Spengler puis la folie nazie et surtout le choc des différentes visions du monde en Europe. Il s’interroge sur la face sombre de l’Europe : les raisons du succès du nazisme, sur l’antisémitisme et la destruction des communautés juives d’Europe, utilisant le terme de judéocide et de génocide.

Que reste-il, après 1945 ?

Georges Corm livre dans cet ouvrage sa perception des discours "occidentalistes" sur la deuxième moitié du XXe, sur l’univers mental de la Guerre froide, et le monde actuel. Le Moyen-Orient est, pour lui au cœur du nouveau choc des visions du monde. Une terminologie et une vision qu’il oppose au choc des civilisations de Samuel Hugtington.

Georges Corm, à travers son étude de l’Europe et du mythe de l’Occident, conduit son lecteur à penser l’identité européenne plus en termes d’interactions, de l’Europe avec les autres peuples, qu’en termes d’héritages.


Georges Corm (né en 1940 à Alexandrie) est un économiste de profession et un historien. Ancien Ministre des Finances du Liban (1998/2000), il est actuellement consultant auprès d’organismes internationaux (PNUD, FAO, ESCWA, FNUE, Conseil de l’Europe) et auprès d’institutions financières. Il est aussi professeur d’université à Beyrouth depuis 2001, à l’Université Saint-Joseph (enseignement de maîtrise de sciences politiques sur la « gestion financière de l’Etat » et de DEA sur la « coopération économique internationale » ; membre de nombreux jury de doctorat en France et au Liban.
Il vit au Liban et est l’auteur de très nombreux livres et articles consacrés au développement, à l’histoire du Moyen-Orient contemporain, et même, d’un roman.

- Son site Internet

Pour en savoir plus

- Georges Corm, L’Europe et le mythe de l’Occident, la construction d’une histoire , La découverte, avril 2009

- Georges Corm, La Question religieuse au XXIe siècle, Géopolitique et crise de la post-modernité (La Découverte, 2006),
- Georges Corm, Le Proche-Orient éclaté, 1956-2006 (Folio, 2006), ré-édité depuis les années 80
- Georges Corm, Le Liban contemporain, Histoire et société, la Découverte, 2003 et 2005
- Georges Corm, Orient-Occident, la fracture imaginaire, La Découverte, 2002 et 2004
- Georges Corm, La Méditerrané : espace de conflit, espace de rêve, L’Harmattan, 2001.

- George Corm, La Mue, Éditions Noël Blandin, 1992 (roman)

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Séance de l'Académie des sciences morales et politiques du 1er Février 2010.


Lien de l'article à lire et écouter sur Canal Académie : ici
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Avant première

Publié par Wo On 07:29 1 commentaires
Pour notre première séance, extraordinaire je précise; je vous invite à visionner ce remarquable film martial. Un film de Karate qui en mérite le nom et dont la première partie vous installera confortablement dans vote Kimono de cérémonie.

On apprécie le réalisme de la pratique, le scénario plus intéressant que certains films thaïlandais parfois poussés au ridicule. L'heure est à la délectation et à l'honneur.

C'était William K. pour Wodo; à vous les studios!

Black Belt : Kuro-Obi


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